M21904 | Funérailles du général d'Urban

 
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Peinture
Funérailles du général d'Urban
James Duncan (1806-1881)
1849, 19e siècle
Aquarelle, gouache et mine de plomb sur papier
43.7 x 53.6 cm
Legs de Miss Sophia L. Elliott
M21904
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  peinture (2227) , Peinture (2229)
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Description

Cette aquarelle signée offre une vue du prolongement sud-ouest de la rue Notre-Dame et a été réalisée presque au coin de la rue Saint-Laurent. Sir Benjamin d'Urban (1777-1849), vétéran des guerres napoléoniennes et commandant des armées britanniques en Amérique du Nord de 1847 à sa mort, survenue le 25 mai 1849, contribua à apaiser les esprits amers et à prévenir les heurts entre les troupes et la population à la suite de l'incendie du Parlement, le 25 avril 1849. À sa mort, le journal The Gazette du 28 mai 1849 loua ses efforts et incita les Montréalais à participer aux funérailles et à « présenter leurs respects au serviteur éprouvé de notre gracieuse Majesté ». Voici la description du cortège que donne Elinor Senior dans son ouvrage intitulé British Regulars in Montreal : Beaucoup sans doute n'étaient venus que dans le but de contempler le spectacle impressionnant et solennel de la garnison. Tous les magasins avaient ferné leurs portes entre dix heures et demie et une heure, D'après sir James Alexander, environ 10 000 badauds bordaient la rue lorsque les canons retentirent de l'Île Sainte-Hélène pour donner le signal du départ du cortège vers le cimetière du chemin Victoria, l'actuelle rue Papineau. Dans les rues, les soldats des 19e et 23e régiments faisaient la haie, fusils renversés, le roulement des tambours voilés marquant le passage du cortège. Duncan a ici joué le rôle d'un observateur social et le compte rendu visuel de la procession nous est offert avec tout son côté dramatique et lugubre. En outre cette aquarelle correspond exactement à la description écrite de l'événement. Le clocher de l'église Christ Church se profile à gauche et l'une des tours de l'église Notre-Dame apparaît dans le lointain. À droite, au second plan, le bâtiment avec la coupole et le pennon en berne est l'hôtel Donegani situé à l'angle des rues Notre-Dame et Bonsecours. Il fut ravagé par un incendie quelques mois seulement après cette procession, le 16 août 1849. ((Extrait de: Conrad GRAHAM, Mont-Royal - Ville Marie : vues et plans anciens de Montréal, Musée McCord d'histoire canadienne, p. 131.)

Clefs pour l'histoire

Les funérailles du général d'Urban donnent une bonne idée de l'importance des militaires au Canada. Sir Benjamin d'Urban a combattu dans des colonies telles que l'Afrique du Sud avant de venir au Canada où il meurt en 1849. Ses funérailles, représentées dans ce tableau de James Duncan, sont parmi les plus impressionnantes de l'histoire de Montréal.

Source : circuit web '1837-1838 : Les lendemains' de Brian J. Young, Université McGill (Voir sous l'onglet Liens)

  • Quoi

    Les funérailles d'un soldat sont l'occasion pour ses camarades d'exprimer leur deuil. Des funérailles militaires d'envergure comprennent un cortège, suivi de troupes à pied. Une autre tradition militaire consiste à tirer une salve d'honneur au-dessus de la tombe ouverte.

  • Même en temps de paix, les soldats affectés à divers postes à la grandeur de l'Empire pouvaient mourir du choléra ou d'autres maladies, ou encore d'alcoolisme. Montréal comptait deux cimetières militaires où les soldats pouvaient s'attendre à recevoir une sépulture décente.

  • Quand

    Les funérailles du général d'Urban, en 1849, surviennent durant une crise politique. Bon nombre de Canadiens sont vivement en faveur d'une annexion aux États-Unis. Ces funérailles permettent aux autorités de rassembler les partisans de l'Empire qui forment un cortège impressionnant dans les rues de Montréal.

  • Qui

    Le général Sir Benjamin d'Urban a combattu aux quatre coins de l'Empire avant de venir au Canada où il meurt en 1849; ses funérailles prennent une grande valeur symbolique.