M20555.1-2 | Robe

 
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Robe
1823-1825, 19e siècle
M20555.1-2
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Robe (88)
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Description

La jupe est toujours évasée et le corsage plutôt petit, mais la manche bouffante prend maintenant de l'ampleur. Des rubans coulissants assurent l'ajustement du large décolleté carré et ferment le vêtement à l'arrière. Une jupe à godets partiels est froncée tout autour du corsage, sur lequel des appliques de bandes de satin convergent en un point central, créant une illusion de largeur faisant écho aux manches bouffantes. Des bandes de satin semblables agrémentent les poignets. Des languettes de satin donnant une impression de tridimensionnalité ornent la manche bouffante et forment une large bordure le long de la jupe. L'ourlet est renforcé par un rouleau du même satin. Toutes les garnitures, à l'exception du rouleau, sont passepoilées. La ceinture en taffetas s'attache à l'arrière; elle se termine par une rosette et des rubans de satin. À compter de 1823, la jupe est parfois froncée à la taille, comme c'est le cas ici. Cette tendance se poursuivra pendant quelques années. D'environ 1820 à 1825, la place de la taille commence à baisser (ce détail étant souvent accentué par le port d'une ceinture fixée aux hanches) pour reprendre sa hauteur naturelle au cours des trois années suivantes. La taille relativement haute de la robe du McCord constituerait un détail stylistique rétrograde privilégiant une tendance passéiste plutôt qu'un style moderne. Au début des années vingt, la manche s'élargit peu à peu et , règle générale, prend de plus en plus d'ampleur à compter de 1825. Il existe certaines similitudes entre le modèle du McCord et ceux des gravures de mode de 1824-1825. Les Montréalaises étaient réputées aimer la danse et c'est une robe de ce genre qu'elles auraient portée. Pour se perfectionner, elles suivaient le cours de Mme Harries, de Paris, qui dirigeait une École de danse à Montréal en 1824. Dans le Canadian Courant and Montreal Advertiser du 8 mai 1824, Mme Harries annonce qu'elle enseigne « certains des quadrilles les plus à la mode dansés actuellement à Paris, et qui n'ont encore jamais été introduits dans cette ville ».

Clefs pour l'histoire

La jupe est évasée et le corsage plutôt petit comme c'était le cas cinq ans auparavant, mais la manche bouffante prend maintenant de l'ampleur.

Des rubans coulissants assurent l'ajustement du large décolleté carré et ferment le vêtement à l'arrière. Une jupe à godets partiels est froncée tout autour du corsage, sur lequel des appliques de bandes de satin convergent en un point central, créant une illusion de largeur faisant écho aux manches bouffantes. Des bandes de satin semblables agrémentent les poignets. Des languettes de satin donnant une impression de tridimensionnalité ornent la manche bouffante et forment une large bordure le long de la jupe. L'ourlet est renforcé par un rouleau du même satin. Toutes les garnitures, à l'exception du rouleau, sont passepoilées. La ceinture en taffetas s'attache à l'arrière ; elle se termine par une rosette et des rubans de satin.

D'environ 1820 à 1825, la place de la taille commence à baisser (ce détail étant souvent accentué par le port d'une ceinture fixée aux hanches) pour reprendre sa hauteur naturelle au cours des trois années suivantes. La taille relativement haute de cette robe constituerait un détail stylistique rétrograde privilégiant une tendance passéiste plutôt qu'un style moderne. Au début des années vingt, la manche s'élargit peu à peu et, règle générale, prend de plus en plus d'ampleur à compter de 1825.

  • Quoi

    Cette robe est faite de taffetas de soie vieux rose et de satin de soie beige.

  • Pour se perfectionner en danse, les Montréalaises suivent le cours de Madame Harries, de Paris, qui dirige une École de danse à Montréal. Dans le Canadian Courant and Montreal Advertiser du 8 mai 1824, Mme Harries annonce qu'elle enseigne « certains des quadrilles les plus à la mode dansés actuellement à Paris, et qui n'ont encore jamais été introduits dans cette ville ».

  • Quand

    À compter de 1823, la jupe est parfois froncée à la taille, comme c'est le cas ici. Cette tendance se poursuivra pendant quelques années.

  • Qui

    Les Montréalaises sont réputées aimer la danse. C'est une robe de ce genre qu'elles porteraient pour danser.