M20281.1-2 | Robe

 
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Robe
Vers 1888, 19e siècle
Don de Miss Estelle Holland
M20281.1-2
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Robe (88)
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Description

Après la tendance, au tournant de la décennie, vers une ligne plus verticale, une variante de l'ampleur arrière, juste sous la taille, réapparaît en 1883 sous la forme d'une tournure plus rigide. Le corsage de cette robe deux-pièces en satin et dentelles est ajusté; les manches trois-quarts sont ornées d'un double volant, et à l'avant, le fermeture à boutons de perle et de métal globulaires est garnie d'un étroit volant froncé. Les épaulettes de jais embellissent la tête de manche légèrement surélevée. La dentelle du corsage se prolonge pour former une jupe de dessus au drapé complexe, à cinq pointes, le tout étant bordé d'un volant froncé. Un noeud de satin avec des rubans terminés par des ornements rappelant des pampilles décore le bas de la fermeture à l'avant; deux noeuds semblables sont fixés au milieu du dos, à la base du corsage. Le devant de la jupe présente une série de volants à dentelle montés sur satin. Deux rubans de satin, terminés par des ornements en forme de glands, émergent au bas de la robe, près du milieu devant. Le dos de la jupe de satin n'est pas orné de volants de dentelle puisqu'il est recouvert par la jupe de dessus à dentelle du corsage : ici, trois baleines à rubans intérieurs forment une tournure intégrée. Les photographies Notman révèlent que c'est en 1888 que la tête de manche prend la forme d'un léger bouffant, comme on peut le voir dans la robe Holland. Ce style s'implante de plus en plus au cours de l'année et se poursuit jusqu'en 1889, année où les modèles présentent une tournure considérablement réduite. Le style très mode de la robe Holland et de la majorité des toilettes immortalisées par les photographies de William Notman nous amène à formuler des hypothèses sur la source d'inspiration de leurs créateurs. Il est vrai qu'à cette époque, la mode montréalaise s'internationalisait de plus en plus. Nous savons qu'outre la France, l'Angleterre et les États-Unis, l'Allemagne exportait chez nous de nouveaux modèles. Dans le numéro du 22 février 1889 du journal Le Moniteur du Commerce, les grossistes Caverhill, Kissock and Binmore annoncent qu'ils offrent les « nouveautés les plus récentes des marchés français, anglais, allemands et américains ». Paris, cependant, semble dominer le marché puisque la même annonce décrit certaines des importations en provenance de cette ville : « Coiffures de Paris! Patrons de Paris! Chapeau de Paris! ». (Extrait de: Jacqueline BEAUDOIN-ROSS, Formes et modes : le costume à Montréal au XIXe siècle, Musée McCord d'histoire canadienne, 1992, p.40.

Clefs pour l'histoire

Après la tendance, au tournant de la décennie, vers une ligne plus verticale, une variante de l'ampleur arrière, juste sous la taille, réapparaît en 1883 sous la forme d'une tournure plus rigide. Le corsage de cette robe deux-pièces en satin et dentelles est ajusté ; les manches trois-quarts sont ornées d'un double volant, et à l'avant, la fermeture à boutons de perle et de métal globulaires est garnie d'un étroit volant froncé. Les épaulettes de jais embellissent la tête de manche légèrement surélevée. La dentelle du corsage se prolonge pour former une jupe de dessus au drapé complexe, à cinq pointes, le tout étant bordé d'un volant froncé. Un noeud de satin avec des rubans terminés par des ornements rappelant des pampilles décore le bas de la fermeture à l'avant ; deux noeuds semblables sont fixés au milieu du dos, à la base du corsage. Le devant de la jupe présente une série de volants à dentelle montés sur satin. Deux rubans de satin, terminés par des ornements en forme de glands, émergent au bas de la robe, près du milieu devant. Le dos de la jupe de satin n'est pas orné de volants de dentelle puisqu'il est recouvert par la jupe de dessus à dentelle du corsage : ici, trois baleines à rubans intérieurs forment une tournure intégrée.

  • Quoi

    La robe est composée de dentelle chantilly noire, de satin rose, de ruban de satin noir, de jais noir, de boutons de perle et de métal.

  • À cette époque, la mode montréalaise s'internationalise de plus en plus. Nous savons qu'outre la France, l'Angleterre et les États-Unis, l'Allemagne exporte chez nous de nouveaux modèles. Paris, cependant, semble dominer le marché.

  • Quand

    Les photographies Notman révèlent que c'est en 1888 que la tête de manche prend la forme d'un léger bouffant, comme on peut le voir sur cette robe.

  • Qui

    Cette robe a été portée par un membre de la famille Holland.