M2005.35.3.1-2 | Raquettes

 
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Raquettes
Anonyme - Anonymous
Forêts de l'Est
Autochtone: Huron-Wendat
1966-1970, 20e siècle
34.5 x 123.5 cm
Don de Mme Lise et Mme Andrée Mercier
M2005.35.3.1-2
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Raquettes (47)
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Clefs pour l'histoire

De tous les objets que nous ont légués les Premières nations, les raquettes sont sans aucun doute l'un des plus durables. Au 19e siècle, les bourgeois montréalais les adaptent à l'environnement urbain en leur donnant une fonction récréative et sociale.

Recherche : Josée Bergeron, sous la supervision de Joanne Burgess, Ph.D., Laboratoire d'histoire et de patrimoine de Montréal et Forum canadien de recherche publique sur le patrimoine, UQÀM.

  • Quoi

    Le cadre des raquettes, en forme de feuille, est constitué de frêne blanc, plié à l'eau chaude et lié à l'arrière par une courroie de babiche ou de métal. Traditionnellement, le tressage était fait de babiche de caribou, de chevreuil ou d'orignal, mais celui-ci est fait de peau de vache. Au 19e siècle, les artisans hurons-wendats ornent le cadre de pompons de laine rouge. Très polyvalentes, ces raquettes sont bien conçues pour la géographie québécoise, ponctuée d'espaces ouverts, de forêts et de lacs.

  • À Montréal, les clubs de raquetteurs organisent des randonnées, notamment sur le mont Royal, et des courses de toutes sortes. Les sorties nocturnes à la torche sont très prisées. Certains clubs acceptent également les femmes.

  • Quand

    La raquette est plus répandue chez l'élite, qui dispose généralement de plus de temps et de moyens. Sa popularité est à son apogée entre 1870 et 1890 et culmine de 1883 à 1889, avec le carnaval d'hiver de Montréal. Les Canadiens français s'y intéressent relativement tôt : en 1854, le quotidien Le Canadien propose d'en faire le sport national.

  • Qui

    Ces raquettes ont été confectionnées par les Hurons-Wendats de Wendake, près de Québec, bien qu'elles soient d'un style iroquois par leur forme arrondie. Dès le 19e siècle, les Hurons-Wendats approvisionnent un grand nombre de clubs de raquetteurs urbains, comme le Montreal Snow Shoe Club, dont les membres sont appelés les Tuques Bleues.