M2003.17.1 | Registre du refuge du W.C.T.U

 
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Registre
Registre du refuge du W.C.T.U
1887-1897, 19e siècle
Encre sur papier
21 x 33.5 cm
Don de Mr. Vaughan Reid à la mémoire de Mary Jean Butler Reid
M2003.17.1
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Registre (3)
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Clefs pour l'histoire

Dans ce registre est inscrit le nom des personnes ayant séjourné dans une maison pour femmes en difficulté administrée par la section locale du Woman's Christian Temperance Union (WCTU). On y trouve des données sur les dix premières années d'exploitation (1887-1897) de l'établissement protestant, situé au coeur de Montréal qui connaît une urbanisation rapide. Dirigé par Mlle E.G. Barber puis Mlle A. Montgomery, l'établissement est ouvert au moins jusqu'en 1910. Les données inscrites au registre offrent des indications sur la vie de femmes démunies et témoignent du soutien important qu'offrent des organismes de bienfaisance comme celui-ci à une époque où les services sociaux sont quasi inexistants.

D'après le registre, la plupart des femmes qui trouvent refuge dans cet établissement sont des « domestiques » et, selon toute probabilité, n'ont d'autre recours que les oeuvres de charité. Les informations consignées par les surveillantes indiquent clairement que l'établissement accepte des femmes et des enfants aux prises avec des difficultés de toutes sortes. Il ouvre ses portes aux femmes sans-abri, aux femmes enceintes, aux prostituées, aux personnes souffrant de troubles physiques ou mentaux, ainsi qu'aux femmes ayant eu des démêlés avec la justice. Les séjours peuvent durer d'une nuit à plusieurs semaines, et parfois même des années.

En plus de son établissement montréalais, la WCTU possède à cette époque plusieurs « bibliothèques gratuites » et « salles de lecture ». D'avis que les femmes sont des modèles de moralité et ont l'obligation de travailler au mieux-être de la société, la WCTU milite en faveur du suffrage universel. Elle estime également que la famille et le foyer sont des institutions sacrées menacées par des changements sociaux rapides. C'est pourquoi elle part en guerre contre les fléaux du jeu, du tabac, de l'alcool et de la prostitution.

  • Quoi

    Ce registre manuscrit contient 3 101 entrées offrant toutes un bref aperçu de la situation d'une pensionnaire. La plupart seraient protestantes, même si l'établissement accepte aussi des catholiques. Des personnes de tous les âges trouvent refuge dans cet établissement, dont des personnes portant la mention « de couleur ».

  • L'établissement porte l'adresse 562-564, rue Dorchester, dans le répertoire Lovell. Il demeure à cet endroit jusqu'en 1892, date à laquelle il est transféré au 92, rue Saint-Urbain. Il semble avoir été relogé une fois de plus, cette fois-ci au 152, rue Saint-Urbain.

  • Quand

    La WCTU voit le jour aux États-Unis en 1873. Elle s'installe en Ontario en 1874, puis gagne rapidement les autres régions du Canada et contribue à la fondation du Conseil international des femmes, en 1893.

  • Qui

    La page reproduite ici porte la date du 17 juin 1887. La première inscription, celle d'Annie Sullivan, fournit les renseignements suivants : Profession : domestique; Dernier lieu de résidence : Montréal; Lieu de naissance : Irlande; Religion : protestante; Reçue de : Mme McLean; Moment et type de déchéance : gîte offert; Départ : 11 août; Destination : Hôpital général; Conduite : tranquille, pas de trouble; Observation : consomption.