M18836 | Manuscrit

 
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Manuscrit
Forêts de l'Est
Autochtone: Mi'kmaq
Vers 1790, 18e siècle
33.5 x 21.8 x 1.1 cm
M18836
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Manuscrit (11)
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Clefs pour l'histoire

Pour pouvoir échanger, encore faut-il se comprendre...

Les échanges entre les Mi'kmaq et les pêcheurs basques à la fin du 16e siècle et au début du 17e donnent naissance à un dialecte servant principalement à effectuer des transactions commerciales.

Les sociétés autochtones utilisent aussi des signes et des symboles pour consigner des événements hors de l'ordinaire. Ce serait en observant de jeunes Mi'kmaq faire des marques sur de l'écorce de bouleau avec des morceaux de charbon de bois que le père Chrestien Leclercq aurait eu l'idée, à la fin des années 1670, d'inventer un alphabet de type hiéroglyphique, afin d'enseigner les cantiques et les prières catholiques aux autochtones.

Les missionnaires tentent aussi d'apprendre la langue mi'kmaq. L'un d'entre eux, l'abbé Maillard, avouera que huit années d'apprentissage auprès des Mi'kmaq ne lui auront pas suffi...

  • Quoi

    Cette page est tirée d'un livre de prières catholiques, rédigées à l'aide de hiéroglyphes conçus par des missionnaires français pour enseigner la religion, l'histoire sainte et les cantiques aux Mi'kmaq.

  • Ce livre de prière a eu une existence mouvementée, qui témoigne de son intérêt. D'abord la propriété d'une Mi'kmaq qui passait l'hiver dans l'île Saint-Pierre, au large de la côte sud de Terre-Neuve, il fut acheté par un Québécois en 1836, expédié à Paris durant la première moitié du 19e siècle et enfin, acquis par le musée McCord.

  • Quand

    Le livre de prière date peut-être de la fin du 18e siècle. Malgré le départ des missionnaires français, les divers ouvrages en hiéroglyphes ont été transmis au sein des familles mi'kmaq qui les ont conservés précieusement.

  • Qui

    La propriétaire du livre de prière dans les années 1830, explique que les prières sont rédigées dans la « langue de son pays », mais elle ne les lit pas, elle les chante parce qu'elle les connaît par coeur : les Mi'kmaq se transmettent leur savoir oralement.