M10620.1-2 | Mocassin

 
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Mocassin
Anonyme - Anonymous
Forêts de l'Est
Autochtone: Huron-Wendat
1840-1900, 19e siècle
9.1 x 9.2 x 27.8 cm
Don des Messieurs Papineau
M10620.1-2
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Mocassins (232)
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Clefs pour l'histoire

Au 19e siècle, les Hurons-Wendats tannent et boucanent les peaux d'animaux, matière la plus fréquemment utilisée pour confectionner des mocassins de façon traditionnelle. Le 8 mai 1879, L'Opinion publique, un quotidien de l'époque, rapporte que : « Sur un carré, reposant sur quatre fourches de hauteur, à main d'homme se dressent quatre perches formant séchoir. Cinq ou sept peaux y sont étendues par leur longueur, des peaux d'orignal, de buffaloe (sic), de caribou, de vaches [...], râclées (sic) et revauchées, roulées, rabattues, au taillant mortifié de la plane, retrempées, savonnées, ravagées au baquet, au seau, au tonneau, à la rivière sous un oeil vif et des mains connaissantes [...] » Après plusieurs étapes de préparation et d'étirements, on place du bois pourri au fond de barils, bois auquel on met le feu. « Dès que la fumée s'épaissit, les peaux sont ajustées autour de chaque baril, de manière à redresser chacune d'elles en forme de cheminées [...] »

  • Quoi

    Les différentes couleurs obtenues lors de l'étape du boucanage des peaux dépendent de la sorte de bois pourri choisie par le mégissier (c'est-à-dire l'artisan tanneur-boucaneur). Par exemple, afin d'avoir du cuir d'un beau brun chocolat, les Hurons-Wendats se servaient du bois pourri de noyer noir, lors de l'étape du « fumage » ou « boucanage ».

  • On nomme mégissier celui qui se spécialise dans l'art traditionnel du tannage des peaux d'animaux. Son atelier s'appelle un atelier de mégie. On retrouvait de tels ateliers au sein de la communauté huronne-wendate.

  • Quand

    C'est en 1879 que le journal L'Opinion publique relate la tenue de ces activités de boucanage des peaux.

  • Qui

    À cette époque, les mégissiers les plus connus de Wendake sont Francis (François) Gros-Louis et Philippe Vincent. Élie Sioui (père), quant à lui, est reconnu comme le grand fumigateur (boucaneur) de la tribu, selon les sources.