II-196620.0 | M. Frederick W. Thompson dans son bureau (avant 1912), Montréal, QC, copie réalisée en 1913

 
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Photographie
M. Frederick W. Thompson dans son bureau (avant 1912), Montréal, QC, copie réalisée en 1913
Anonyme - Anonymous
1913, 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
II-196620.0
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  masculin (26640) , Photographie (77678) , portrait (53879)
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Clefs pour l'histoire

Au XIXe siècle, les entreprises commerciales canadiennes sont plus souvent qu'autrement des affaires de famille d'envergure locale. Il n'existe alors qu'une poignée de grandes sociétés, comme la vénérable Compagnie de la Baie d'Hudson. L'avènement du chemin de fer a favorisé l'émergence d'entreprises à grande échelle (à l'instar du Canadien Pacifique durant les années 1880) qui requièrent de forts volumes de capitaux et une administration spécialisée. Il faut faire miroiter ces débouchés canadiens à des investisseurs éloignés - à New York et à Londres, par exemple -et embaucher des gestionnaires d'expérience - des ingénieurs et des comptables - pour exploiter de nouveaux secteurs d'activité aussi diversifiés que les textiles et la transformation des métaux.

Le « chef d'industrie » ou « capitaliste » assume cette fonction essentielle. Considérés comme les créateurs de la prospérité nationale, les chefs d'industrie deviennent les héros de l'époque. Des villes portent leurs noms ; par exemple Revelstoke, en Colombie-Britannique, d'après le banquier investisseur lord Revelstoke (1828-1892). Les politiciens portent ces hommes en haute estime. Certains capitalistes sont faits chevaliers comme l'exploitant d'abattoirs torontois sir Joseph Flavelle (1858-1939). En 1902, Frederick W. Thompson de Montréal s'unit au magnat de l'industrie de la télégraphie Charles Hosmer (1851-1927) pour acheter et restructurer les minoteries Ogilvie en une vaste société minotière à intégration verticale.

  • Quoi

    Suivant les traces d'entreprises américaines comme C. A. Pillsbury & Co, Ogilvie tire profit de la mécanisation de la mouture et commercialise son produit de grande qualité au moyen de stratégies de publicité et de marquage. Les différentes classes de farine - surfine, fine, grossière et son - trouvent leur place dans le secteur émergent des arts ménagers, en offrant des aliments fiables et nutritifs à la société urbaine industrielle.

  • Ogilvie, autrefois une entreprise familiale, devient sous la direction de Frederick W. Thompson une société à intégration verticale, qui exerce ses activités depuis les champs de blé de l'Ouest en passant par les élévateurs à grain de Fort William (aujourd'hui Thunder Bay) jusqu'aux minoteries et enfin à la vente au détail de la farine.

  • Quand

    À la fin du XIXe siècle, l'électricité et la mécanique de précision révolutionnent l'industrie de la mouture des grains. Des meuleuses, des rouleaux et des sasseurs remplacent les meules de pierre. Le baril de farine cède la place à une farine classée et empaquetée comme la « Royal Household » d'Ogilvie, nom de marque qui tire parti de la nomination d'Ogilvie en 1913 au titre officiel de « meunier du roi ». Les exportations canadiennes de farine grimpent en flèche pour atteindre 29 millions de boisseaux en 1919

  • Qui

    Frederick W. Thompson (né en 1862) qui a commencé sa carrière comme commis de banque à Montréal, entre au service d'Ogilvie à Winnipeg en tant que gestionnaire, puis achète l'entreprise en 1902. À titre de directeur général, il deviendra un expert du développement de l'Ouest canadien et il sera invité à faire partie des conseils d'administration de nombreuses banques et sociétés d'assurance et d'énergie. Il est bien vu pour les chefs d'industrie de s'impliquer dans la vie sociale, c'est pourquoi Thompson appuie différents hôpitaux, clubs de hockey et organismes de charité.