II-181471 | Salle commune "L", Hôpital général de Montréal, Montréal, QC, 1910

 
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Photographie
Salle commune "L", Hôpital général de Montréal, Montréal, QC, 1910
Wm. Notman & Son
1910, 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
II-181471
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Architecture (8647) , médicale (125) , Photographie (77678)
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Clefs pour l'histoire

C'est au 19e siècle qu'une collaboration très étroite s'installe entre les facultés de médecine et les hôpitaux. Outre les cours magistraux à la faculté, les étudiants doivent se rendre à l'hôpital pour suivre les leçons cliniques au lit du malade.

Le professeur y explique les méthodes nouvelles qui consistent à toucher le patient, à l'ausculter et à le palper pour trouver la source de la maladie. Certains utilisent les instruments cliniques récents tels que le stéthoscope ou l'ophtalmoscope. D'autres se fient davantage à leurs sens.

C'est le cas du docteur Emmanuel Persillier-Lachapelle, qui souligne à ses étudiants en 1878 que ce sont « le toucher et le coup d'oeil » qui font le bon médecin. Plus encore, renchérit-il, le sens de l'odorat de certains médecins s'est affiné au point « qu'on [en] a vu diagnostiquer nombre de maladies à l'odeur seulement ».

  • Quoi

    Cette belle photographie illustre d'une certaine façon la sobriété des équipements des salles communes. Lampes suspendues à un fil, murs nus, plancher de bois évoquent l'atmosphère d'un autre temps.

  • Les patients hospitalisés dans les salles communes proviennent de divers milieux socioéconomiques. Tous ne sont pas chômeurs. On y retrouve des ouvriers ou des manoeuvres qui n'ont pas les ressources pour payer leur hospitalisation.

  • Quand

    Pour de nombreuses personnes, l'hospitalisation est le dernier recours. En effet, il n'est pas rare que des patients ayant subi de graves fractures se présentent à l'hôpital quelques semaines après l'accident.

  • Qui

    Les patients hospitalisés dans les salles communes ne sont pas tous dociles. Certains fument à toute heure du jour, d'autres injurient les infirmières ou refusent de se prêter aux traitements prescrits. Des préposés, comme celui que l'on aperçoit au centre de la photographie, assurent l'ordre.