II-180990.0 | Salle d'opération, Hôpital général de Montréal, copie réalisée pour Mme Oliver, 1910

 
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Photographie
Salle d'opération, Hôpital général de Montréal, copie réalisée pour Mme Oliver, 1910
Anonyme - Anonymous
1910, 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
II-180990.0
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Photographie (77678) , portrait (53879)
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Clefs pour l'histoire

Au début des années 1890, l'idée se répand qu'il faut désinfecter les instruments, les mains et les autres objets qui entrent en contact direct avec le patient durant l'opération. Au Canada comme ailleurs, il y a une période de transition où les procédés de désinfection physique, que l'on appelle l'asepsie, remplacent peu à peu les procédés chimiques.

C'est alors qu'apparaissent des appareils à haute pression que l'on appelle des autoclaves. Ils permettent de désinfecter à très haute température les instruments chirurgicaux, les pansements, enfin tout ce qui peut entrer en contact direct avec le patient sur la table d'opération. Celle-ci est de préférence en verre, plus facile à nettoyer que les tables en bois.

De telles mesures augmentent considérablement les possibilités de survie du patient et permettent de nouvelles interventions. On peut maintenant se permettre d'ouvrir l'abdomen du patient sans le tuer à coup sûr. C'est d'ailleurs à ce moment que sont pratiquées les premières appendicectomies. La chirurgie moderne est en voie de naître.

Mais attention ! L'usage du masque opératoire arrive plus tard.

  • Quoi

    Cette photographie présente une vue partielle d'une salle d'opération aménagée pour recevoir une certaine Mme Oliver. Fait assez rare, on y voit la patiente en compagnie du chirurgien et de son assistante.

  • Rien n'indique l'endroit où est situé cet amphithéâtre. Il s'agit en tout cas d'un hôpital affilié à une faculté de médecine.

  • Quand

    Tout laisse croire qu'il s'agit bien d'une salle aménagée au début du 20e siècle. Le chirurgien porte des gants et on peut noter la présence d'un stérilisateur derrière la patiente.

  • Qui

    Manifestement, Mme Oliver a accepté que son intervention se fasse en présence d'étudiants en médecine. Avait-elle vraiment le choix ? Si oui, c'est une patiente aisée. Sinon, elle est pauvre.