II-146723 | Arrière de l'épicerie Joseph Bastien, rue Barré angle de la ruelle Gareau, Montréal, QC, 1903

 
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Photographie
Arrière de l'épicerie Joseph Bastien, rue Barré angle de la ruelle Gareau, Montréal, QC, 1903
Wm. Notman & Son
1903, 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
II-146723
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Architecture (8647) , domestique (462) , Photographie (77678)
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Clefs pour l'histoire

Ces habitations ouvrières sont typiques des premières maisons en rangée construites à Montréal vers les années 1860. Les ouvriers du pont Victoria et des usines du Grand Tronc sont les premiers à occuper des habitations de ce type.

À la fin du 19e et au début du 20e siècle, l'industrialisation attire en ville des gens des campagnes et de l'étranger. Le nombre de personnes à la recherche d'un logement augmente, la pénurie de logement se fait sentir et le coût des terrains est à la hausse. Les premières maisons en rangée, souvent composées d'un ou de deux logements superposés, constituent une solution économique en contexte d'urgence. Les promoteurs et entrepreneurs immobiliers en construisent dans plusieurs quartiers de la ville.

La proximité des maisons comporte toutefois des risques. Aussi, les maisons en rangée sont recouvertes de brique, un matériau plus résistant que le bois aux incendies qui gagne en popularité à partir des années 1850. Quant aux coupe-feu, ils deviennent obligatoires en 1727, du moins au centre-ville.

Les premières maisons en rangée possèdent un toit à pignons, qui sera remplacé après 1885 par un toit plat. Comme les maisons présentées, elles sont aussi pourvues à l'arrière de galeries et d'escaliers extérieurs menant à l'origine aux toilettes et à l'entrepôt de combustibles situés dans la cour, de même qu'à l'endroit où sont déposées les cendres.

  • Quoi

    Les logements des maisons en rangée sont généralement de superficie réduite et les chambres se trouvent souvent du côté de la rue. Dans ces logements, la lumière naturelle n'entre pas toujours suffisamment et la ventilation est parfois inadéquate.

  • Au début du 20e siècle, l'état des logements des ouvriers montréalais est inégal, à l'instar de leurs revenus. Une partie des travailleurs vit dans des conditions déplorables puisqu'il y a, semble-t-il, de plus en plus de taudis en ville. D'autres habitent de nouveaux logements chauffés au gaz plutôt qu'au charbon, éclairés à l'électricité et dotés d'eau courante.

  • Quand

    Entre 1891 et 1921, l'industrialisation provoque un accroissement rapide de la population de Montréal. Cette dernière passe de près de 220 000 à 620 000 habitants, d'où le besoin de nouveaux logements.

  • Qui

    M. Meredith n'habite pas l'endroit. Il aurait plutôt, semble-t-il, été un agent immobilier.