II-105680 | Les enfants du professeur Henry T. Bovey, Montréal, QC, 1894

 
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Photographie
Les enfants du professeur Henry T. Bovey, Montréal, QC, 1894
Wm. Notman & Son
1894, 19e siècle
Plaque sèche à la gélatine
12.7 x 17.8 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
II-105680
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  famille (801) , Photographie (77678) , portrait (53879)
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Description

Le photographe William Notman a recréé dans son studio l'univers enfantin de ces quatre gamins, fils et filles du professeur Bovey. Entre 1927 et 1948, ce dernier est le directeur du Département des relations extra-murales de l'Université McGill, un service qui offre notamment des cours du soir variés ouverts au grand public.

Attablés autour d'un ensemble de vaisselle miniature, ces enfants imitent l'heure du thé, rituel répandu dans la bourgeoisie anglophone canadienne de l'époque. Comme en témoigne cette mise en scène, les jouets reproduisent souvent le monde des adultes, enseignant aux enfants les valeurs et les tâches reliées à leur futur rôle de mère ou de père. Plusieurs enfants, généralement issus de la bourgeoisie, ont été photographiés dans le studio de William Notman.

Clefs pour l'histoire

Les enfants bénéficient aussi de loisirs, qui sont conçus pour contribuer à leur développement personnel. L'enfance, comme catégorie d'âge distincte, apparaît au cours du 19e siècle. Jusque-là perçus comme des êtres primitifs qu'il fallait former au contact des adultes, les enfants sont désormais considérés comme des créatures innocentes qu'il faut protéger. Dans les familles bourgeoises, l'heure du thé est un moment de loisir dont on profite pour inculquer les bonnes manières. Que ce soit à la maison ou à l'extérieur, les loisirs des enfants se déroulent toujours à l'écart des dangers potentiels, dans des environnements protégés et exclusifs : dans le jardin attenant à la maison, ou au parc sous l'oeil vigilant de la gouvernante.

References
Margaret Conrad et Alvin Finkel, History of the Canadian Peoples : Beginnings to 1867, Toronto, Pearson Education Canada Inc., 2002, p. 351-355

Margaret W. Westley, Grandeur et déclin : L'élite anglo-protestante de Montréal 1900-1950, Montréal, Libre expression, 1990, p. 53.

  • Quoi

    Copie presque parfaite du rituel des adultes, cette activité enfantine constitue une autre manière d'inculquer les bonnes manières aux enfants des élites.

  • Le rituel du thé se déroule dans le foyer familial, à l'abri des dangers réels ou imaginés du monde extérieur.

  • Quand

    À l'époque victorienne, les enfants, ces futurs leaders de la société, affichent dans leurs vêtements la richesse et l'opulence de leur famille.

  • Qui

    Les petites ladies et le petit gentleman se retrouvent à l'heure du thé, fiers d'être pris en photo.