I-15183.1 | Hon. Antoine-Aimé Dorion, Montréal, QC, 1865

 
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Photographie
Hon. Antoine-Aimé Dorion, Montréal, QC, 1865
William Notman (1826-1891)
1865, 19e siècle
Sels d'argent sur papier - Papier albuminé
40 x 24 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
I-15183.1
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  masculin (26640) , Photographie (77678) , portrait (53879)
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Clefs pour l'histoire

De 1854 à 1867, Antoine-Aimé Dorion (1818-1891) dirige le Parti rouge, un parti réformiste du Canada-Est (Québec) qui lutte pour la sauvegarde des droits des francophones et la séparation de l'Église et de l'État. Bien qu'Antoine-Aimé Dorion soit à l'origine de la proposition de fédéralisation des deux Canada (Est et Ouest) en 1856, il s'oppose à l'idée d'inclure les Maritimes dans l'Union. En 1865, lorsque cette photo est prise, la Grande Coalition avait déposé les « 72 résolutions » (dites de Québec), une entente qui, une fois adoptée dans chacun des parlements visés, regrouperait en confédération cinq colonies de l'Amérique du Nord britannique. Antoine-Aimé Dorion et ses Rouges militent contre la proposition d'expansion territoriale du gouvernement et la centralisation des pouvoirs fédéraux, en affirmant que ces mesures nuiront aux institutions et intérêts politiques des francophones. Voici une citation des propos d'Antoine-Aimé Dorion durant les débats parlementaires sur la question :

« La Confédération que je demandais était une vraie confédération, qui donnait les plus grands pouvoirs aux gouvernements provinciaux et seulement une autorité déléguée au gouvernement général, une confédération qui différait totalement sous ce rapport de celle qui est aujourd'hui proposé et qui donne tous les pouvoirs au gouvernement central, en réservant aux gouvernements provinciaux le moins de liberté d'action possible. Il n'y a rien dans tout ce que j'ai jamais dit ou écrit qui puisse être interprété comme favorisant une confédération de toutes les provinces. Je m'y suis toujours opposé [...] »

-Assemblée législative, le 16 février 1865

  • Quoi

    En 1865, Antoine-Aimé Dorion s'oppose au principe de « représentation proportionnelle » énoncé dans le projet de confédération. Il le considère comme une tentative d'assimilation des francophones du Canada-Est. Dorion milite en faveur d'une union fédérale du Canada-Est et du Canada-Ouest qui confère à chaque province un nombre égal de députés.

  • Après une longue et fructueuse carrière politique, Antoine-Aimé Dorion quitte la vie politique en 1874 pour devenir juge en chef de la Cour du banc de la reine de la province de Québec. Il occupe cette charge jusqu'à sa mort en 1891.

  • Quand

    En 1865, la coalition Macdonald-Cartier rêve de bâtir une nation unie par un réseau ferroviaire. Aux yeux d'Antoine-Aimé Dorion, cela revient à étendre les frontières à défendre pour relier ensemble des colonies sans tradition d'échanges réciproques. La Confédération, conclut-il, est « une autre tentative d'usurpation des fonds publics au profit de la compagnie du Grand Tronc »

  • Qui

    La ville de Dorion, au Québec, reçoit son nom en reconnaissance de la contribution d'Antoine-Aimé Dorion (1818-1891) en tant qu'avocat, politicien et juge en chef de la Cour du banc de la reine de la province de Québec.