CTA-721 | Sergent recruteur cherchant des volontaires à Toronto

 
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Photographie
Sergent recruteur cherchant des volontaires à Toronto
1916, 20e siècle
CTA-721
Cet artefact appartient à : © Archives du Manitoba
Description
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Clefs pour l'histoire

Un soldat se tient debout dans une voiture de tourisme décapotée devant l'hôtel de ville de Toronto. Il cherche à convaincre au moins un « homme de bonne volonté » de plus de quitter les rangs de la foule et de s'engager « pour le roi et pour la patrie ». Il s'agit d'une nouvelle méthode de recrutement mobile pour l'un des appels les plus vieux de l'histoire de l'humanité. Pour n'importe quel jeune homme dans cette foule que sa vie familiale ou son travail ennuie et qui éprouve facilement de la honte à l'idée qu'on puisse le soupçonner de lâcheté ou même de timidité, qu'est-ce qui peut égaler une expérience héroïque comme celle-là? L'emploi de sergents recruteurs est l'une des plus anciennes techniques d'enrôlement de l'histoire militaire. À Toronto, en 1916, un soldat qui revient du front est encore un héros qu'on aspire à imiter.

En 1916, le Canada a du mal à remplir l'engagement pris le jour de l'An par le premier ministre de recruter un demi-million de soldats pour la Première Guerre mondiale en Europe. Ce rassemblement s'inscrit dans ces efforts. Toutefois, si l'on observe attentivement la foule, on a peine à y trouver des jeunes hommes admissibles. À l'été de 1916, tout jeune homme désireux de s'engager s'était déjà porté volontaire et n'importe quel jeune qui assistait à une réunion de recrutement avait été refusé plusieurs fois ou était trop fraîchement arrivé de sa campagne pour savoir à quoi rimait ce genre d'attroupement.

  • Quoi

    En 1914, les volontaires se pressent dans les manèges militaires de la milice pour s'enrôler et c'est sans effort que des bataillons sont formés pour le Corps expéditionnaire canadien. En revanche, à la fin de 1915, il faudra avoir recours à toutes sortes de techniques de recrutement, depuis les affiches, dépliants et annonces publicitaires jusqu'aux concerts de fanfares et défilés. Cette photographie montre une réunion de recrutement au centre-ville de Toronto.

  • Il s'agit du square situé devant le deuxième hôtel de ville de Toronto, à l'entrée de Bay Street. Toronto, la ville reine du Canada, arrive au second rang derrière Montréal au chapitre de la population, mais avec plus de 90 % de ses citoyens qui proviennent des îles Britanniques, elle abrite une communauté beaucoup plus homogène. Outre les unités torontoises, beaucoup de bataillons ontariens du CEC espèrent remplir leurs rangs grâces à des recrues de Toronto.

  • Quand

    Cette photographie a été prise durant l'été 1916.

  • Qui

    Le recruteur que l'on aperçoit dans la voiture est J. W. Geddes. Son uniforme et sa casquette à visière de fabrication canadienne donnent à penser qu'il n'est peut-être pas un soldat de retour du front, mais tout simplement un brillant orateur. Le maire de Toronto, Tommy Church (en canotier), et le capitaine révérend J. D. Morring attendent leur tour pour apporter des arguments politiques et religieux, tandis qu'un policier torontois en casque blanc surveille la foule, à l'affût d'agitateurs.