C572_A.02.532.1 | « Le travail : tu te plains, mon pauvre mari, de tes 10 heures d'ouvrage; voici quatorze heures que je travaille, moi, et je n'ai pas encore fini ma journée. »

 
La plus récente version du plugin Flash doit être installée
Get Flash Player
Creative Commons License
Impression
« Le travail : tu te plains, mon pauvre mari, de tes 10 heures d'ouvrage; voici quatorze heures que je travaille, moi, et je n'ai pas encore fini ma journée. »
Joseph Swain (1820-1909)
1871, 19e siècle
Encre sur papier journal - Photolithographie
15.6 x 20.5 cm
C572_A.02.532.1
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Impression (4091) , Scène de genre (188)
Sélectionner l'image (Votre sélection d'image est vide)

Commentaires des visiteurs

Ajouter un commentaire

Clefs pour l'histoire

Cette illustration porte un regard sur la réalité quotidienne de plusieurs familles modestes de la ville durant la seconde moitié du 19e siècle.

D'après le commentaire qui accompagne cette image, l'homme représenté travaille dix heures par jour. Il est possible qu'il travaille dans une manufacture, puisqu'au Canada, vers la fin des années 1880, la moyenne d'heures travaillées dans les manufactures est justement de dix heures.

À la fin du 19e siècle, un homme accompli doit soutenir financièrement sa famille. Quant aux tâches domestiques telles que l'entretien de la maison, la préparation des repas, les achats et la gestion des comptes , elles sont l'affaire exclusive des femmes. La quantité et la nature du travail des ménagères varient en fonction des journées, des saisons et des périodes de la vie. Les grossesses, le nombre d'enfants ou de vieillards à charge, le chômage et la maladie peuvent tous avoir un effet sur l'ampleur du travail féminin. De plus, si le salaire de son mari ne suffit pas, une femme peut être forcée de trouver un travail rémunéré.

  • Quoi

    Cette femme s'affaire à nettoyer le plancher après avoir fait la lessive. Ces deux tâches qui, avec le nettoyage de la vaisselle, requièrent de l'eau sont parmi les tâches d'entretien principales des ménagères. Elles sont particulièrement pénibles pour celles qui n'ont pas l'eau courante.

  • Le lieu de travail des ménagères des classes modestes n'est pas toujours très sain vers la fin du 19e siècle. En effet, bien des maisons, dépourvues d'installations sanitaires adéquates, sont des endroits où la maladie se propage rapidement.

  • Quand

    Au cours de la seconde moitié du 19e siècle, il n'est pas rare que les ouvriers travaillent comme cet homme durant de très longues journées. D'ailleurs, à l'époque, des organisations ouvrières militent pour l'amélioration des conditions de travail et, notamment, pour la diminution des heures de travail.

  • Qui

    Les femmes mariées sont dépendantes du salaire de leur époux. Les hommes dépendent également de leur épouse, de leur sens de l'économie et de leur habileté à tirer profit des revenus familiaux.