ANC-PA28128 | Le très honorable Sir Robert Laird Borden, premier ministre du Canada

 
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Photographie
Le très honorable Sir Robert Laird Borden, premier ministre du Canada
Mars 1918, 20e siècle
ANC-PA28128
Cet artefact appartient à : © Archives nationales du Canada
Description
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Clefs pour l'histoire

Premier ministre depuis 1911, sir Robert Borden, un Néo-Écossais conservateur, est davantage convaincu que la plupart de ses concitoyens du rapport étroit, loyal et égal que peut avoir le Canada au sein de l'Empire britannique. En 1914, la guerre est l'occasion pour les Canadiens de montrer ce qu'ils sont prêts à faire. Borden se rend enfin en Grande-Bretagne en août 1915. Il est horrifié par ce qu'il voit. Les ministres britanniques sont en vacances, beaucoup d'entre eux sont à la chasse à la grouse en Écosse. Un seul d'entre eux, David Lloyd George, ministre des Munitions, est au travail. Mis à part Lloyd George, en ce temps de guerre, il manque au gouvernement britannique la vertu la plus chère à Borden : « l'ardeur au travail ». Cette attitude se traduit par un gaspillage d'efforts et, ce qui est pire encore, par des jeunes vies sacrifiées inutilement. Il est témoin de ce gâchis, puisqu'il passe chaque minute libre à visiter les hôpitaux où il constate de visu la terrible tragédie humaine qui est en train de se jouer.

Borden ne peut rien dire de la gravité de la situation sans risquer de saper le moral de la population. Que peut-il faire? Il revient au Canada atterré, mais déterminé. Il augmente immédiatement l'engagement du pays à 250 000 soldats, un objectif qui sera facile à atteindre et suscitera peu de réactions. Il ne s'arrête pas là. En 1916, les Britanniques commenceront la conscription. Or, contrairement aux Britanniques, le Canada dispose d'effectifs. Dans son discours du Nouvel An, le 1er janvier 1916, Borden pousse l'effort de guerre du Canada à son point de rupture. Sur une population de seulement huit millions de Canadiens, il promet de recruter un demi-million de soldats. Aucun autre dominion britannique ne pouvait en faire autant!

  • Quoi

    Les discours patriotiques sont chose facile en 1914, mais Borden croit généralement en ce qu'il dit et il fera tout en son pouvoir pour rencontrer les hommes qui ont souffert durant la guerre, les blessés dans les hôpitaux. Il affirme que ces hommes renforcent sa volonté de poursuivre la guerre jusqu'au bout. Beaucoup d'autres Canadiens perdent tout intérêt à l'égard de la guerre et veulent la voir se terminer. Du point de vue de Borden, ces gens manquent d' « ardeur ».

  • Jeune, Borden était contre la Confédération, mais il s'est converti lorsqu'il a vu des hommes de sa province partir vers l'Ouest afin de combattre Riel en 1885. Dans son programme de Halifax en 1906, il prône un gouvernement honnête, efficace ainsi que la fin du népotisme et des faveurs politiques. Une fois libéré de son vieux Parti conservateur en 1917, il réussira à mettre en place plusieurs des réformes qu'il défendait.

  • Quand

    Borden s'engage à recruter 500 000 hommes au début de 1916, l'année où plusieurs pensent que les Britanniques remporteront enfin la guerre. Ils se trompent. La guerre durera jusqu'en novembre 1918.

  • Qui

    Borden est un homme robuste, impassible, apparemment peu émotif, dont les cheveux et la moustache blanchiront durant les années de guerre. D'extraction modeste, il a payé ses études avec son salaire d'instituteur. Après être devenu l'un des avocats les plus respectés de la Nouvelle-Écosse, il est entré en politique et a obtenu le poste de chef du Parti conservateur en 1900.