ANC-PA0880 | Sir Robert Borden discutant avec des blessés à la base hospitalière

 
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Photographie
Sir Robert Borden discutant avec des blessés à la base hospitalière
Mars 1917, 20e siècle
ANC-PA0880
Cet artefact appartient à : © Archives nationales du Canada
Description
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Clefs pour l'histoire

Lorsqu'il se rend en Angleterre à l'été de 1915, sir Robert Borden consacre tous ses moments libres à visiter des blessés canadiens. Ce ne sont pas là des visites de complaisance : dans les vastes salles, le premier ministre s'arrête pour parler à chaque homme, notant soigneusement leurs requêtes et les adresses des familles et des amis qu'il contactera à son retour. Quand il rage contre le manque de détermination de ses collègues du gouvernement britannique, il pense à nouveau à ces jeunes Canadiens qui ont tout risqué pour aller combattre et qui en garderont à jamais des séquelles. Lorsqu'il fait campagne pour recruter plus de soldats, il pense aux jeunes hommes dans les hôpitaux qui retourneront mourir dans les tranchées si d'autres hommes ne les remplacent pas - comme volontaires ou comme conscrits. Dans les hôpitaux, Borden voit ce que personne au Canada ne verra jamais, et cette vision donne à cet homme résolu la détermination nécessaire pour assurer le salut de ces soldats, quitte à mettre en péril sa carrière et son parti politique.

Le premier ministre croit qu'il est de son devoir de visiter les soldats blessés parce qu'il se sent personnellement responsable des décisions qui ont envoyé les troupes canadiennes combattre en France dans la Grande Guerre. Il veut voir de ses propres yeux le traitement qu'ils reçoivent. Comme leurs proches ne peuvent leur rendre, il s'acquitte de cette obligation particulière. Durant la Seconde Guerre mondiale, William Lyon Mackenzie King se fera un point d'honneur de ne pas visiter les hôpitaux militaires. Selon lui, une telle démarche risquait d'altérer le jugement d'un politicien. Imaginez s'il avait fallu faire passer les soldats blessés avant d'autres électeurs!

  • Quoi

    Lorsque les soldats blessés se rétablissaient suffisamment pour retourner au combat, ce qui était le cas pour la plupart d'entre eux, ils s'entraînaient d'abord dans des dépôts de convalescence jusqu'à ce que leur état physique leur permette de retourner au sein de leur unité en France où ils reprenaient leur poste et risquaient la mort ou de nouvelles blessures. Était-il juste que ces hommes qui avaient souffert prennent de nouveaux risques alors que d'autres jeunes gens restaient en sécurité au Canada?

  • L'hôpital et les soldats ne sont pas identifiés, mais il s'agit probablement du nord de la France.

  • Quand

    Cette photographie a probablement été prise en 1917 durant la visite de Borden au front.

  • Qui

    Sir Robert Borden visite deux soldats canadiens blessés durant un voyage en France en 1917.