ANC-C95744 | 150 conducteurs de chevaux pour la 57e Batterie d'artillerie

 
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Affiche
150 conducteurs de chevaux pour la 57e Batterie d'artillerie
1916, 20e siècle
ANC-C95744
Cet artefact appartient à : © Archives nationales du Canada
Description
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Clefs pour l'histoire

Durant la guerre 1914-1918, les armées ne se limitent pas qu'à l'infanterie. Les artilleurs déplacent de lourds canons et tirent sur l'ennemi des shrapnels et des obus explosifs, causant plus de pertes que n'importe quelle arme, y compris les mitrailleuses. Les ingénieurs construisent des routes, des lignes de chemin de fer et des fortifications. On recrute des sapeurs-mineurs pour creuser des galeries sous les tranchées ennemies. Les troupes de l'Intendance transportent la nourriture, les munitions et le carburant tandis que les membres du Service de santé évacuent et soignent les soldats malades et blessés. La cavalerie s'occupe des chevaux et attend le moment propice pour tirer profit d'une percée. Lorsque ce moment ne se présente pas, elle attaque quand même. Des milliers de spécialistes devront être recrutés et formés pour l'armée outre-mer canadienne.

Pour sa batterie d'artillerie à cheval, le major Thomas Vien a besoin aussi bien de conducteurs que d'artilleurs. Atteler, conduire et prendre soin de l'équipage de six chevaux nécessaire pour transporter un canon de campagne de 18 livres dans la boue n'est pas un travail destiné aux amateurs ou aux frileux. Les artilleurs sont placés derrière les lignes de tranchées, mais avec leurs canons, ils sont les principales cibles des tirs de l'ennemi. Les jours où il fait chaud, quand les artilleurs travaillent torse nu, les lignes d'artillerie sont aussi la cible de gaz toxiques. Les gaz moutarde brûlent les poumons et laissent des plaies atroces, en particulier lorsque la peau est trempée de sueur.

  • Quoi

    Cette affiche indique aux citoyens de la ville Québec qu'il s'agit peut-être de leur seule chance de servir dans l'artillerie avec d'autres Canadiens français. Les drapeaux français et britannique croisés rappellent aux recrues potentielles qu'ils se battront pour les deux parents impériaux de Québec, bien que ni la Grande-Bretagne ni la Troisième république française n'aient été très populaires au Québec durant les années de guerre.

  • En choisissant la ville de Québec pour recruter les hommes de sa batterie, le majeur Vien est pleinement conscient du long héritage de la « vieille capitale » comme ville de garnison française, britannique et canadienne. La première unité formée pour la milice volontaire canadienne en 1855 était une batterie d'artillerie basée à Québec, et après 1871, la majorité des artilleurs de la Milice canadienne ont appris leur métier sous les ordres d'instructeurs professionnels de la Citadelle.

  • Quand

    L'affiche est publiée en 1916. Le majeur Vien ne trouvera pas tous les volontaires dont il a besoin et sa 57e batterie ne sera jamais complétée.

  • Qui

    Le major Vien est à la recherche de conducteurs pour sa batterie d'artillerie. Les hommes doivent être capables de s'occuper de l'une des trois paires de chevaux qui transportent les canons ou de l'une des deux paires normalement requises pour tirer un avant-train à deux roues chargé d'obus d'artillerie.