ANC-C95386 | Bûcherons et ouvriers de scieries demandés

 
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Affiche
Bûcherons et ouvriers de scieries demandés
Vers 1916, 20e siècle
ANC-C95386
Cet artefact appartient à : © Archives nationales du Canada
Description
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Clefs pour l'histoire

À l'été de 1916, le recrutement des volontaires piétine à la grandeur du Canada. En dépit des efforts colossaux déployés par les colonels, les comités et les propriétaires de journaux, seule une maigre poignée d'hommes se présente pour s'enrôler. Beaucoup de bataillons ne parviennent pas à atteindre le chiffre autorisé de plus d'un millier d'hommes.

La guerre n'est toutefois pas encore terminée. De fait, pour la Grande-Bretagne et ses alliés, la situation est désespérée. L'armée française s'est saignée à blanc en essayant de défendre Verdun. Les troupes britanniques se sont sacrifiées pour gagner quelques milles dans l'offensive de la Somme. Pire encore, les immenses armées russes sont en voie de se désintégrer devant les attaques allemandes. Au début de 1917, la majeure partie des alliés ont été mis en déroute. L'Allemagne menace aussi d'utiliser ses terrifiants unterseebooten ou sous-marins pour couler chaque navire transportant des passagers ou des marchandises vers la Grande-Bretagne ou vers la France.

En cette période de crise, le Canada est en mesure d'apporter son aide. Plutôt que d'importer le bois-d'oeuvre, la France et la Grande-Bretagne pourraient mettre en coupe leurs propres forêts et faire appel aux bûcherons canadiens. Au lieu de requérir des soldats pour le front de l'ouest, les colonels se tournent vers l'importante industrie forestière canadienne afin de lever des bataillons pour le Corps forestier canadien. D'autres bataillons recrutent des cheminots pour construire et pourvoir les chemins de fer légers qui transportent les munitions jusqu'aux tranchées et ramènent les blessés. À la fin de la guerre, près de 20 000 membres du Corps des troupes ferroviaires canadiennes, ou CRT, et 22 000 membres du Corps forestier canadien travaillent à transformer les arbres en bois d'oeuvre pour l'effort de guerre allié. La plupart de ces hommes sont plus âgés que la moyenne des membres du CEC et n'avaient par conséquent pas été retenus pour le combat. Désormais, grâce à leur expérience professionnelle, ils viennent grossir les rangs du demi-million d'hommes promis par le Canada.

  • Quoi

    Avec le gros bois d'oeuvre, on construit des abris souterrains à l'épreuve des bombes dans les tranchées et derrière les lignes. Les traverses en bois relient les rails qui transportent les trains chargés de fournitures. Ces hommes plus âgés, qui avaient été rejetés pour le service au front, peuvent mettre à profit leurs compétences canadiennes particulières dans les forêts d'Écosse ou du Jura en France.

  • Le 238e bataillon recrute la majorité de ses hommes du côté québécois de la rivière des Outaouais. À une époque où les autres bataillons sont chanceux s'ils trouvent quelques centaines d'hommes, le colonel Smyth recrute 1 081 volontaires pour son bataillon.

  • Quand

    Constitué le 15 juillet 1916, le 238e bataillon s'embarque pour l'Europe à l'automne.

  • Qui

    À titre de membres du Corps forestier canadien, les hommes du 238e bataillon sont des soldats incorporés, mais on n'attend pas d'eux qu'ils combattent. À l'origine, on leur a promis un salaire plus élevé en raison de leurs compétences, mais cette mesure sera annulée pour des motifs économiques; comme ils courent moins de risques que les autres soldats, le Fonds patriotique refuse de subventionner leurs familles pendant leur séjour à l'étranger.