ANC-C7525 | L'hon. David Lloyd George

 
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Photographie
L'hon. David Lloyd George
20e siècle
ANC-C7525
Cet artefact appartient à : © Archives nationales du Canada
Description
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Clefs pour l'histoire

Quand Borden se rend en Angleterre à l'été de 1915, le seul membre du cabinet britannique qui l'impressionne est David Lloyd George. Ce lien de sympathie étonne. Hormis leur enfance modeste, les deux hommes ont peu de choses en commun. Borden est un progressiste conservateur qui croit que le gouvernement peut être efficace et créatif tandis que Lloyd George, un ancien avocat originaire du pays de Galles, s'est opposé à l'impérialisme britannique et à la guerre des Boers, s'exposant quelquefois à la violence collective. À titre de ministre libéral, il a été le principal architecte des programmes précurseurs de la Grande-Bretagne en matière d'assurance sociale et un adversaire de la Chambre des lords. En 1914, certains se demandaient s'il appuierait la guerre.

Une fois la guerre déclenchée, il applique toute son énergie à assurer la victoire, très semblable en cela à Borden au Canada. Quand une grave pénurie d'obus d'artillerie paralyse l'armée britannique et fait tomber le gouvernement libéral de Herbert Asquith, Lloyd George devient un ministre des Munitions à la fois dynamique et efficace; il abandonne les méthodes traditionnelles et force la cadence de production, même au Canada, où un service parrainé par les Britanniques, la Commission impériale des munitions, remplace un Comité des obus inefficace, dont les membres ne pensent qu'à servir leurs propres intérêts. Borden trouve en Lloyd George un allié qui partage son engagement à l'égard de la guerre. Il est ravi lorsqu'un coup d'État parlementaire, orchestré par deux députés canadiens du Parlement britannique, Andrew Bonar-Law et Max Aitken, chasse Asquith et installe Lloyd George dans le poste de premier ministre en décembre 1916.

La promesse de Borden de fournir un demi-million d'hommes pour l'effort de guerre est une décision consciente visant à obtenir pour le Canada un plus grand respect et droit de regard au sein de l'Empire britannique, habituellement gouverné exclusivement depuis Whitehall, au centre-ville de Londres. Lloyd George n'a probablement pas idée des forces qu'il vient de mobiliser lorsqu'il convoque les dominions aux conseils britanniques.

  • Quoi

    Lorsque Robert Borden s'engage au nom du Canada à trouver un demi-million de soldats pour la Première Guerre mondiale, il le fait en réponse à la profonde détermination dont fait preuve le ministre des Munitions de la Grande-Bretagne au sein d'un gouvernement britannique indolent.

  • L'administration de l'Empire britannique par des représentants des quatre coins de la planète pose de sérieux problèmes, chaque premier ministre ayant son propre gouvernement à diriger à l'autre bout du monde. Quand Borden est à Londres, presque chaque décision à Ottawa est laissée en suspens jusqu'à son retour.

  • Quand

    Ce n'est qu'après la nomination de Lloyd George comme premier ministre à la fin de 1916 que Borden commence à accéder au niveau de consultation que mérite, selon lui, le Canada en raison de son énorme engagement d'hommes et de ressources. Dans ses efforts pour mobiliser ses collègues britanniques, Lloyd George se tourne vers certains dirigeants des dominions comme Borden et Jan Smuts d'Afrique du Sud pour obtenir leur appui.

  • Qui

    En sa qualité de premier ministre britannique, David Lloyd George est le chef politique d'un empire qui ne l'a jamais élu au Parlement et qui n'a pas eu voix au chapitre dans sa nomination au poste de premier ministre (bien que deux Canadiens aient joué un rôle déterminant dans son accession à cette fonction).