ANC-C68841 | « À la guerre », Alberta

 
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Photographie
« À la guerre », Alberta
1914-1918, 20e siècle
ANC-C68841
Cet artefact appartient à : © Archives nationales du Canada
Description
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Clefs pour l'histoire

Un million de Canadiens se portent volontaires dans le CEC durant la Première Guerre mondiale. La moitié d'entre eux seront acceptés. Pourquoi sont-ils si nombreux à répondre à l'appel au combat? Peu d'entre eux fondent leur décision sur un unique motif. En 1914 au Canada, un travailleur sur six est au chômage: certains volontaires ont besoin d'un emploi. D'autres ont soif d'aventure ou d'évasion. Beaucoup agissent par devoir. Pour les jeunes hommes, s'enrôler semble la chose à faire en vertu de ce qu'ils ont appris à l'école, à l'église et dans les journaux. Même si le premier contingent a déjà subi des pertes de plus de 6 000 morts et blessés à Ypres en avril 1915 lorsque la majorité d'entre eux s'engagent, ils ont, d'une certaine manière, le sentiment qu'ils reviendront chez eux en sachant qu'ils ont accompli leur devoir pour le Roi et pour la patrie. En ne se portant pas volontaires, ils risquent d'être rongés par la honte le reste de leur vie. Les autres pourraient aussi les considérer comme des lâches.

  • Quoi

    Pour être recruté, un homme doit être âgé entre 18 et 45 ans, présenter une bonne condition physique, mesurer au moins 5 pi 3 po et avoir un tour de poitrine d'au moins 33 ½ po. Les volontaires qui sont rejetés ont généralement échoué à l'examen médical, ce qui en dit long sur la forme physique des hommes canadiens. Durant la première année de la guerre, une recrue mariée doit avoir la permission de sa femme pour s'enrôler : certains hommes sont renvoyés chez eux lorsqu'ils ne peuvent obtenir l'autorisation de leur épouse. Même si les exigences physiques sont faibles, beaucoup de recrues inaptes seront acceptées. Durant les trois premières années de la guerre, on versera plus de prestations d'invalidité à des hommes qui n'auraient pas dû être recrutés qu'aux soldats blessés au front.

  • Le ministère de la Milice confie le recrutement à des régiments de milice ou à des hommes en vue qui espèrent devenir colonels en levant leurs propres bataillons. La perspective pour un volontaire de combattre aux côtés des camarades de sa ville ou de son comté constitue un puissant argument de recrutement.

  • Quand

    Les bataillons du CEC recrutés en 1915 et en 1916 passent pratiquement toute une année au Canada à s'entraîner et à grossir leurs rangs de volontaires. Durant l'hiver, comme le Canada dispose d'un nombre limité de baraques, on permet souvent aux soldats d'habiter à la maison, mais l'été ils vivent sous la tente dans des camps.

  • Qui

    Même si la moitié des recrues potentielles s'enrôle, l'autre moitié ne le fait pas. Ces hommes ont aussi leurs raisons, qui vont des lourdes charges familiales à une répugnance à l'égard de cette forme de patriotisme qui attire tant d'autres Canadiens. Pour beaucoup de Canadiens français et pour les immigrants du Centre et de l'Est de l'Europe, cette guerre n'est tout simplement pas la leur. Dans le Québec francophone, les sentiments contre la guerre sont si forts que très peu d'hommes choisissent de se porter volontaires. Par ailleurs, on interdira bientôt aux hommes originaires de pays en guerre contre l'Empire britannique de s'engager.