ANC-C42420 | Enrôlez-vous!

 
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Affiche
Enrôlez-vous!
1916, 20e siècle
ANC-C42420
Cet artefact appartient à : © Archives nationales du Canada
Description
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Clefs pour l'histoire

Une large part du recrutement pour le Corps expéditionnaire canadien se fait par enrôlement spontané. Près de un million de Canadiens se portent volontaires, certains n'hésitant pas à se présenter à plusieurs reprises. Les unités locales de la milice rivalisent entre elles pour constituer des bataillons d'un millier d'hommes. Plus tard, des citoyens ambitieux proposent leurs services comme colonels. À l'échelle locale, des fonds sont recueillis pour la publicité et pour l'achat de mitrailleuses ou de cuisines de campagne. Le ministre de la Milice, sir Sam Hughes, prend grand plaisir à voir le climat qui règne : cela prouve que les Canadiens sont aussi loyaux à l'Empire qu'il ne l'est lui-même. Après avril 1915 et les 6 000 morts et blessés à Ypres, personne ne peut plus prétendre que la guerre sera une affaire de courte durée. Néanmoins, après cette tragédie, près de 350 000 hommes (sur une population de seulement 4 millions d'hommes) se portent volontaires pour aller combattre. Nombre d'entre eux partagent les sentiments exprimés par cette affiche. Un nouvel objectif de recrutement de 150 000 hommes, fixé au début de 1915, sera augmenté à 250 000 hommes en octobre. Par la suite, dans son message du Nouvel An de 1916, sir Robert Borden s'engage à fournir un demi-million de soldats canadiens à l'Empire britannique.

Une brillante propagande, orchestrée par le Canadien sir Max Aitken, un député conservateur et magnat de la presse établi en Grande-Bretagne, parviendra à persuader ses contemporains et les générations subséquentes que les soldats canadiens ont excellé à Ypres. Même après avoir perdu la moitié de ses hommes et beaucoup de terrain à la suite des attaques au gaz toxique et des bombardements intenses des Allemands, sir John French, le commandant britannique, fait les louanges des Canadiens inexpérimentés et leur dit qu'ils ont « sauvé la situation ». D'aucuns seront plus critiques, mais ce commentaire positif suscitera une grande fierté au Canada. L'affiche mise sur ce sentiment de fierté présent chez les Canadiens après leurs premières batailles du XXe siècle.

  • Quoi

    Cette affiche énumère fièrement les noms des batailles que les Canadiens ont déjà rendu célèbres à la fin d'avril 1915 et elle invite les volontaires à ajouter d'autres noms à cette liste.

  • Un esprit cynique pourrait faire remarquer que les Canadiens n'ont jamais même été vus dans les environs de Langemarck, qu'ils ont perdu le village de Saint-Julien, qu'ils ont subi des pertes supplémentaires de 2 468 morts et blessés dans l'échec désastreux d'une attaque à Festubert les 22 et 23 mai et qu'ils ont perdu encore 366 hommes un mois plus tard dans l'offensive ratée du 15 juin à Givenchy.

  • Quand

    Les batailles citées sur le drapeau ont eu lieu en avril et en mai 1915. Cette affiche est publiée au début de 1916, quand il devient de plus en plus urgent de recruter des volontaires pour le CEC.

  • Qui

    L'illustrateur C. J. Patterson met en scène un soldat vêtu de l'uniforme canadien, vraisemblablement un ancien combattant des batailles d'Ypres en avril et en mai 1915, qui invite des recrues à ajouter d'autres noms à la noble histoire de leur pays.