1999.344.3 | Mine d'amiante, Black Lake, QC, 1895

 
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Photographie
Mine d'amiante, Black Lake, QC, 1895
1895, 19e siècle
Sels d'argent sur papier
20.2 x 25.3 cm
Don de la succession de Mr. Alfred Penhale
1999.344.3
Cet artefact appartient au : © Musée minéralogique et minier de Thetford Mines
Description
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Clefs pour l'histoire

Les Archives nationales du Québec conservent aujourd'hui un document rédigé à Montmagny le 15 août 1881 et intitulé Rapport de A. Montpetit sur les mines d'amianthe [sic] de Thetford et de Colraine [sic]. André-Napoléon Montpetit était journaliste de son métier.

En cette année 1895, les observations faites en 1881 sont encore d'actualité :


« Les mineurs sont en grande partie des Canadiens français, colons des
cantons voisins, heureux de gagner quelques dollars pendant les mortes
saisons : les ingénieurs, surintendants et contre-maîtres [sic] appartiennent tous à d'autres origines. Ce n'est pas que les propriétaires y mettent des préjugés ou fassent des préférences de race. C'est plutôt parce que les Canadiens français dans les campagnes manquent d'éducation pratique. »

  • Quoi

    L'extraction de l'amiante est effectuée au moyen d'outils encore fort simples : des masses, des fleurets (tiges d'acier à bouts pointus pour percer les roches), des pics et des coins (pièces de fer en forme de prisme triangulaire dont on se sert pour fendre les pierres en les enfonçant à coup de maillet ou de masse).

  • Cette photo a été prise dans le canton de Coleraine, dans le puits numéro 2, exploité par la United Asbestos of London (Black Lake).

  • Quand

    En 1891, il y avait quelques travailleurs allemands dans les mines d'amiante, mais ceux que nous voyons ici sont probablement tous des francophones de la province de Québec. Cette photo a été prise en 1895.

  • Qui

    À partir de 1891, quelques Canadiens français parviennent à se hisser jusqu'au poste de contremaître, mais la plupart de ceux qui occupent cette fonction sont généralement irlandais ou écossais. Parmi les travailleurs, il y a des vieillards car à cette époque, très rares sont les cultivateurs ou les ouvriers qui peuvent s'offrir une retraite.