1993-437 | Boîte d'amorces pour cartouches, vers 1919

 
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Boîte d'amorces pour cartouches, vers 1919
Don de Joseph (Joe) Allain
1993-437
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Description
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Clefs pour l'histoire

Après presque deux décennies de croissance ininterrompue, l'économie canadienne plonge en 1913 dans une récession. Lorsque la demande globale pour les produits canadiens diminue, la demande industrielle au pays se met bientôt à ralentir. Le chômage s'accroît et les investissements ralentissent. Ainsi, en 1914, la guerre devient un stimulant économique. La confiance que la guerre sera de courte durée fait bientôt place à la réalité de la « guerre totale » - une guerre qui reposerait tout autant sur les épaules des ouvriers d'usine que sur celles des soldats.

De 1914 à 1918, l'industrie canadienne convertit sa capacité de production dans les secteurs des métaux et des produits chimiques afin de produire des obus, des explosifs et des armes. Au début, l'entreprise privée est censée relever le défi, mais des scandales à propos de la qualité médiocre des produits et de la cupidité des entrepreneurs suscitent la création, en 1915, de la Commission impériale des munitions, chargée de surveiller toute la production de munitions. En 1920, elle a dépensé 1,25 milliard de dollars pour produire 65 millions d'obus, 49 millions de caisses de cartouches, 88 navires, 2 900 avions et une montagne d'explosifs.

  • Quoi

    Une amorce est une petite charge explosive servant à déclencher une explosion plus forte dans un obus ou une bombe.

  • Une très grande partie de la fabrication canadienne de munitions est faite dans le Canada central. Canadian Industries Limited, un conglomérat de produits chimiques établi à Montréal, appartient conjointement à la société américaine DuPont et à la société britannique Imperial Chemicals Ltd. Pendant la guerre, l'entreprise fonctionne sous le nom de Canadian Explosives Limited.

  • Quand

    En 1915, la création de la Commission impériale des munitions est acceptée comme une incursion nécessaire du gouvernement dans l'économie de marché, mais qui prendra fin en même temps que la guerre. La commission doit modérer les profits et assurer l'efficacité de l'industrie. Elle sera à l'avant-garde de la fabrication de nouveaux produits ; ses « usines nationales » construisent le premier avion produit en série : le Curtis JN-4 ou « Curtis Jenny ».

  • Qui

    L'entrepreneur en salaison Joseph Flavelle (1858-1939) est nommé à la tête de la Commission impériale des munitions. En dépit d'accusations non prouvées de profit illicite, Flavelle fait en sorte que les munitions canadiennes soient acheminées aux soldats en Europe. Flavelle reçoit la dignité de lord en 1917 ; parlant de lui, ses détracteurs se plaisent à déformer le terme lordship et à dire : « his lardship ».