1977.129 | Atelier de gobage, mine Johnson, Thetford Mines, Qc, début du 20e siècle

 
La plus récente version du plugin Flash doit être installée
Get Flash Player
Creative Commons License
Photographie
Atelier de gobage, mine Johnson, Thetford Mines, Qc, début du 20e siècle
1900, 20e siècle
Sels d'argent sur papier
28 x 35 cm
Achat aux Ateliers Irénée
1977.129
Cet artefact appartient au : © Musée minéralogique et minier de Thetford Mines
Description
Mots-clés : 
Sélectionner l'image (Votre sélection d'image est vide)

Commentaires des visiteurs

Ajouter un commentaire

Clefs pour l'histoire

Le scheidage, opération qui consiste à trier le minerai à la main et à séparer la fibre de la roche à l'aide d'un marteau, est désigné en anglais sous le terme de cobbing. Avant 1895, cette opération était presque entièrement effectuée par des garçons mais, à partir de cette année-là, les plus jeunes d'entre eux sont progressivement remplacés par des femmes. Dans l'ensemble du Québec, celles-ci commencent à être plus nombreuses sur le marché du travail. En 1891, elles constituent 20 % de la main-d'oeuvre manufacturière ; en 1911, ce sera 27 %. À mesure que leur nombre augmentera, dans l'industrie de l'amiante, les ouvrières employées au cobbing, les cobbers féminins, finiront par être baptisées « gobeuses » dans le langage populaire.

  • Quoi

    Un bref moment de répit pour « prendre la pose » au coeur d'une journée de dix heures de travail, scandée par le bruit d'une trentaine de marteaux.

  • Ces virtuoses du marteau se trouvent dans l'atelier de la compagnie Johnson à Thetford Mines (appelée Kingsville jusqu'en 1905).

  • Quand

    Cette photo aurait été prise vers 1900. Au tournant du 20e siècle, la compagnie Johnson n'est pas la seule à employer des femmes. La Bell Asbestos Co. avait engagé les premières ouvrières thetfordoises au cours de l'été 1895.

  • Qui

    Il est possible qu'il y ait dans cet atelier quelques travailleuses de moins de 14 ans. Ce qui est certain, c'est qu'elles ont pratiquement toutes moins de vingt-cinq ans. À cette époque, on n'exerce généralement le métier de « gobeuse » qu'en attendant de se marier et il vaut mieux se trouver un époux avant l'âge de vingt-cinq ans, sinon on risque de « coiffer sainte Catherine », c'est-à-dire de rester « vieille fille ».