Le commerce des maladies

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Introduction

Denis Goulet, Université de Sherbrooke, 2003

Comment se soigne-t-on au quotidien dans la deuxième moitié du XIXe siècle au Canada? À cette époque, la médecine connaît un important développement au niveau du diagnostic et de la classification des maladies. Cependant, les pratiques thérapeutiques évoluent plus lentement et demeurent relativement limitées. En cette période où les conditions de vie et d'hygiène des Canadiens sont précaires, la demande de produits thérapeutiques est élevée.

Les médecins et les pharmaciens s'efforcent, non sans peine, d'occuper une place plus importante dans l'offre de soins. Dans les hôpitaux, ce sont généralement les droguistes ou pharmaciens et les soeurs hospitalières qui gèrent la pharmacie et préparent les remèdes prescrits par les médecins.

L'automédication en milieu familial demeure toutefois la voie privilégiée pour soulager les maux quotidiens. De nombreux intervenants profitent de la situation et proposent à la population une panoplie de remèdes, peu coûteux, aux vertus « miraculeuses ». C'est surtout à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle que la publicité de ces remèdes brevetés prend de l'ampleur dans les imprimés canadiens.